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Preparing your Tanzania adventure
Gravir le Kilimandjaro, ce n’est pas seulement changer d’altitude : c’est traverser cinq mondes naturels distincts, chacun avec son propre climat, ses avantages et ses dangers. Lorsque vous commencez au pied de la montagne, vous marchez dans une forêt tropicale chaude et humide. Quelques jours plus tard, vous vous retrouvez dans un environnement presque arctique, où la nuit peut descendre à –20°C. Cette transition rapide fait du choix des vêtements un facteur essentiel pour votre sécurité, votre confort et vos performances.
Sur cette montagne, la météo n’est jamais stable. Elle peut changer en quelques minutes, et c’est pourquoi la manière de s’habiller influence directement votre réussite. Un trekkeur mal protégé contre l’humidité en bas, ou mal isolé contre le vent et le froid en haut, perd rapidement de l’énergie — et parfois même l’envie d’avancer.
En tant que guide local, je répète souvent à mes groupes :
Le Kilimandjaro ne demande pas d’être le plus fort, mais d’être le mieux préparé. Les vêtements sont votre première ligne de défense.
Climat : chaud, humide, parfois lourd – averses possibles même en saison sèche.
Objectif : rester au sec, éviter de transpirer, protéger contre moustiques et végétation.
La première zone de l’ascension du Kilimandjaro plonge le trekkeur dans une forêt dense, verte et vivante, où l’humidité domine. L’air peut être lourd, les feuilles dégoulinent parfois encore de pluie, et le sol reste souvent mouillé. Ici, la chaleur n’est pas le principal problème : c’est l’humidité et la transpiration, qui peuvent devenir vos pires ennemies pour la suite du trek.
L’objectif dans cette zone est très simple : éviter de commencer l’ascension trempé, collant ou surchauffé. Tout excès d’humidité que votre corps retient dans cette première journée vous suivra jusqu’en altitude, où le froid est bien plus intense.
Voici comment s’habiller intelligemment :
Le coton est à éviter absolument : il absorbe la sueur, reste mouillé et refroidit le corps plus tard.
Un t-shirt technique respirant permet d’évacuer l’humidité et de rester sec.
Les manches longues ont deux avantages essentiels :
Il doit être souple, léger et respirant, car vous marchez dans un environnement chaud.
Un pantalon protège également des moustiques, des branches basses et de la boue.
Les shorts sont souvent tentants, mais pas recommandés ici.
Même sous les arbres, la chaleur se fait sentir.
Un chapeau protège du soleil, évite les coups de chaleur et améliore le confort dès le début.
Les premiers kilomètres ne sont pas techniques, mais ils sont parfois boueux.
Vous avez besoin de :
Climat : plus frais, plus sec, début du vent.
Objectif : garder la chaleur sans surchauffer.
Après la moiteur de la forêt tropicale, vous entrez dans un environnement où le paysage s’ouvre soudainement : les arbres disparaissent, les collines se dévoilent, et l’air devient plus frais et plus sec. C'est le début des landes et bruyères, une zone de transition où votre corps commence à sentir le changement d’altitude.
Ici, la température baisse doucement mais régulièrement. Le vent commence aussi à se faire sentir, ce qui peut refroidir le corps même lorsqu’on marche. Le défi n’est pas de se réchauffer, mais de trouver l’équilibre : éviter d’avoir froid, sans toutefois transpirer excessivement — car l’humidité sera un problème plus haut.
Un t-shirt technique est indispensable pour cette zone.
Voici pourquoi :
Le climat devient plus frais, mais pas glacial. Une polaire légère ou une veste softshell est parfaite pour :
Cette couche doit être facile à enlever si le soleil chauffe, ou à mettre quand le vent se lève.
Le pantalon reste votre protection principale.
Ici, vous n’avez plus les moustiques de la forêt, mais vous avez :
Un pantalon de trek classique, coupe droite et respirant, suffit largement. Il protège du froid léger sans bloquer la circulation de l’air.
Petit accessoire, grande utilité.
Le buff protège :
C’est l’un des équipements les plus polyvalents pour cette zone.
Climat : froid sec, vent fort, radiation solaire intense.
Objectif : se protéger du soleil le jour, du froid à l’ombre.
L’entrée dans le désert alpin marque un changement brutal du paysage. Les arbres et les plantes hautes disparaissent pour laisser place à un décor minéral : roches volcaniques, sol poussiéreux, végétation rare. Le soleil frappe fort, l’air devient plus sec et le vent souffle sans obstacle. C’est l’une des zones les plus trompeuses du Kilimandjaro, car on peut avoir chaud et froid en même temps.
La règle ici est simple : vous protéger du soleil en mouvement, mais rester suffisamment chaud quand vous vous arrêtez ou passez à l’ombre. C’est le début des conditions de haute montagne.
La polaire apporte la chaleur nécessaire dans un climat sec, tandis que le coupe-vent est indispensable pour :
Dans cette zone, le vent peut refroidir le corps en quelques minutes, même sous un soleil fort. Le duo polaire + coupe-vent offre la flexibilité parfaite.
Les jambes sont particulièrement exposées au vent.
Deux options efficaces :
L’objectif : protéger du refroidissement soudain lorsqu’on s’arrête, et éviter que le vent ne traverse le tissu.
Le vent sec et froid peut engourdir les doigts dès cette altitude.
Des gants légers suffisent pour la journée :
Ce n’est pas encore le froid extrême, mais c’est le début de la perte de sensibilité.
Ici, la radiation solaire est plus forte qu’en plaine.
La lumière se reflète sur les roches claires et devient agressive.
Des lunettes adaptées protègent vos yeux de :
Beaucoup sous-estiment cet aspect, mais l’altitude + la réverbération fatiguent énormément.
Le soleil tape fort dans cette zone, et il n’y a aucune ombre naturelle.
Deux solutions efficaces :
La tête est l’une des zones les plus exposées aux coups de soleil à cette altitude.
Climat : très froid, vent glacial, air sec, effort intense.
Objectif : conserver la chaleur — chaque calorie compte à cette altitude.
À partir de 4 500 m, on entre réellement dans la haute altitude, là où le froid est constant, le vent est plus agressif et l’oxygène se fait plus rare. Les mouvements deviennent plus lents, la respiration plus courte, et le corps consomme énormément d’énergie pour maintenir la chaleur interne.
Dans cette zone, chaque erreur vestimentaire se paye immédiatement : un courant d’air froid sous une veste mal fermée, une couche insuffisante ou des gants trop fins peuvent entraîner une perte de chaleur rapide. Et perdre de la chaleur ici, c’est perdre des forces — exactement ce qu’il faut éviter avant l’ascension finale.
Voici comment s’équiper pour protéger votre corps dans cet environnement exigeant.
C’est la fondation de votre tenue à haute altitude.
La sous-couche thermique :
À cette altitude, même une très petite quantité d’humidité contre la peau peut provoquer un refroidissement brutal, surtout la nuit ou lors des pauses.
La polaire est votre barrière isolante principale.
Elle retient la chaleur tout en restant respirante.
Elle doit être suffisamment épaisse pour réellement isoler, mais pas trop lourde pour ne pas gêner la marche.
C’est la couche que vous garderez quasiment tout le temps dans cette zone.
C’est la couche qui fait la différence dès que :
La doudoune offre une isolation rapide et efficace.
Elle évite que votre corps « brûle » trop d’énergie pour rester chaud, ce qui est essentiel pour la suite de l’ascension.
Les jambes travaillent beaucoup, mais elles restent exposées au vent glacial.
Un surpantalon chaud ou un pantalon doublé :
À 5 000 m, le vent peut traverser un pantalon classique et refroidir les muscles en quelques minutes.
Les mains sont parmi les premières zones à perdre de la chaleur.
La combinaison sous-gants + gants chauds permet :
Le vent glacial assèche et refroidit les doigts très rapidement — et il faut garder la mobilité pour manipuler bâtons, fermetures, sangle du sac…
À cette altitude, une grande partie de la chaleur corporelle s’échappe par la tête.
Un bonnet chaud, couvrant bien les oreilles, est essentiel pour :
Climat : températures jusqu’à –20°C, vent violent, nuit glaciale, fatigue extrême.
Objectif : garder la chaleur en mouvement, affronter le vent nocturne.
La dernière zone du Kilimandjaro est un véritable environnement arctique, situé au-dessus de 5 500 mètres.
C’est ici que l’ascension devient réellement un défi mental et physique :
À ce stade, votre corps est fatigué, vos réserves d’énergie diminuent, et chaque couche de vêtement représente une protection vitale.
Bien s’habiller pour le sommet n’est pas un luxe : c’est une condition pour réussir l’ascension en sécurité.
Voici comment se préparer au mieux.
C’est votre seconde peau, et elle doit absolument être chaude, respirante et parfaitement ajustée.
Cette couche garde la chaleur près du corps et empêche l’humidité de refroidir votre peau.
Sans une bonne sous-couche, même une doudoune ne suffira pas à compenser la perte de chaleur.
La polaire apporte une isolation supplémentaire, indispensable au départ nocturne.
La doudoune, elle, joue un rôle essentiel :
Choisissez une doudoune vraiment chaude, pas un modèle léger comme en Zone 4.
La hardshell est la couche extérieure qui vous protège :
Elle doit être imperméable, respirante et bien ajustée pour ne laisser aucune entrée au vent.
À cette altitude, la moindre brise glaciaire peut traverser un pantalon classique.
Un pantalon chaud, doublé, associé à une couche coupe-vent, permet de garder les muscles actifs et isolés.
Sans cela, les jambes se refroidissent rapidement — et la montée devient infiniment plus difficile.
Les doigts sont très exposés, surtout dans la nuit venteuse du sommet.
Les gants doublés (ou gants + sur-gants) protègent :
Il faut pouvoir encore manipuler les bâtons et ouvrir un sac : la mobilité des mains est essentielle.
La tête et le cou sont les zones qui perdent le plus de chaleur.
Un bonnet chaud couvrant les oreilles + un buff protège :
Ce combo est indispensable pour conserver une température corporelle stable.
À cette altitude, les orteils sont parmi les premières zones à se refroidir.
Les chaussettes en laine (type mérinos) :
Gardez toujours une paire réservée uniquement au sommet, jamais humide.
Le sommet se fait toujours de nuit pour atteindre Uhuru Peak au lever du soleil.
La frontale est indispensable pour :
Choisissez un modèle avec bonne autonomie et toujours une pile de rechange.
Même si on ne les porte pas au départ nocturne, elles sont absolument essentielles dès que le soleil se lève.
Pourquoi ?
C’est un équipement souvent oublié… mais pour nous, guides, c’est aussi important que des gants chauds.
Conseil du guide local :
« Au sommet, le froid et le vent peuvent vider vos forces. Habillez-vous avant d’avoir froid, portez vos lunettes dès que le soleil se lève, et avancez pas à pas. La préparation vestimentaire fait autant partie du sommet que la marche elle-même. »
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