Comment maintenir une bonne hygiène au Kilimandjaro
Guide pratique par un guide local du Kilimandjaro
L’ascension du mont Kilimandjaro est une aventure exceptionnelle, mais elle se déroule dans des conditions très différentes du quotidien. L’un des sujets les plus sous-estimés par les randonneurs est l’hygiène personnelle. Sans douches, avec une eau limitée et des camps isolés, beaucoup se demandent comment rester propre pendant plusieurs jours de trek.
La réalité est simple : une bonne hygiène sur le Kilimandjaro est indispensable pour rester en bonne santé et réussir le sommet. En tant que guide local, je constate souvent que les grimpeurs qui respectent les règles d’hygiène sont ceux qui terminent le trek dans les meilleures conditions.
Comprendre les conditions d’hygiène sur le Kilimandjaro
Avant de partir à l’ascension du mont Kilimandjaro, il est essentiel de comprendre une réalité simple : le confort moderne n’existe pas sur la montagne. Le Kilimandjaro est une zone naturelle protégée, sans infrastructures hôtelières, et l’hygiène y fonctionne selon des règles très différentes de celles du quotidien.
Pas de douche sur le Kilimandjaro
Il n’y a aucune douche sur le mont Kilimandjaro, quelle que soit la voie choisie (Machame, Lemosho, Marangu, Rongai ou Northern Circuit). L’eau disponible en montagne est une ressource précieuse, collectée depuis des rivières ou des sources naturelles, puis traitée par l’équipe.
Cette eau est prioritairement utilisée pour :
1) La boisson
2) La préparation des repas
3) Le lavage des mains et de la vaisselle
Il n’est donc pas possible de se laver entièrement comme à la maison. L’hygiène repose sur des solutions simples et adaptées à l’environnement.
Des camps rustiques et autonomie
Les camps du mont Kilimandjaro sont volontairement simples et rustiques. Ils ne sont pas conçus pour offrir du confort, mais pour permettre aux randonneurs de se reposer tout en respectant l’environnement fragile de la montagne. Dans chaque camp, on trouve uniquement l’essentiel : des tentes pour dormir, une zone commune pour les repas et des installations sanitaires très basiques.
Dans ces conditions, l’hygiène repose presque entièrement sur l’autonomie personnelle du randonneur. Un sac bien préparé permet de rester propre malgré l’absence d’infrastructures modernes.
Les différents types de toilettes
Lorsque l’on parle d’hygiène sur le mont Kilimandjaro, les toilettes sont souvent l’un des premiers sujets qui inquiètent les randonneurs. Comprendre les différentes options disponibles sur la montagne est essentiel pour bien se préparer et éviter les surprises désagréables.
Les toilettes publiques des camps
Chaque camp sur le Kilimandjaro dispose généralement de toilettes publiques fournies par le parc national. Ces installations sont très simples : il peut s’agir de cabines en bois ou de structures temporaires en plastique. Leur objectif principal est de répondre aux besoins de base, sans offrir de confort moderne.
Quelques points à connaître : elles sont souvent peu entretenues, le papier toilette n’est pas toujours fourni et il n’y a pas d’eau pour se laver les mains. Le gel hydroalcoolique est donc indispensable.
Les toilettes portables privées
Pour améliorer le confort et l’hygiène, certaines équipes de guides installent des toilettes portables privées dans les camps. Ces installations sont beaucoup plus propres, offrent plus d’intimité et sont nettoyées régulièrement. Pour les ascensions de plusieurs jours, les toilettes privées sont fortement recommandées.
Préparation mentale et physique
Gravir le Kilimandjaro ne se résume pas à marcher : c’est un défi mental et émotionnel. La préparation mentale — réduire le stress, éviter les mauvaises surprises et accepter les conditions de vie en altitude — est essentielle pour réussir l’ascension.
« Sur le Kilimandjaro, l’autonomie n’est pas un choix, c’est une nécessité. Celui qui s’organise bien reste propre, en bonne santé et plus fort jusqu’au sommet. »