En quoi le choix de l’itinéraire fait-il partie de la préparation au Kilimandjaro ?
Le choix de l’itinéraire est une étape essentielle dans la préparation de l’ascension du Mont Kilimandjaro. Beaucoup de randonneurs se concentrent uniquement sur la condition physique ou l’équipement, mais l’itinéraire influence directement l’acclimatation à l’altitude, la difficulté du trek, le confort quotidien et les chances d’atteindre le sommet. En tant que guide local du Kilimandjaro, je constate chaque saison que les grimpeurs qui choisissent un itinéraire adapté à leur niveau, comme Machame, Lemosho ou Rongai, vivent une expérience plus sûre, plus agréable et nettement plus réussie.
L’itinéraire détermine le rythme de montée et l’acclimatation
L’altitude est le principal défi du Kilimandjaro, bien avant la difficulté technique. Certains itinéraires sont conçus pour offrir une montée progressive, avec suffisamment de temps pour que le corps s’adapte au manque d’oxygène. Par exemple, l’itinéraire Lemosho est reconnu comme l’un des meilleurs pour l’acclimatation, car il commence lentement et inclut plusieurs nuits en altitude avant l’attaque du sommet. L’itinéraire Machame, quant à lui, utilise le principe de « monter haut, dormir bas », ce qui favorise également l’acclimatation, mais demande plus d’efforts physiques quotidiens. À l’inverse, des itinéraires plus directs comme Marangu montent plus rapidement, laissant moins de temps au corps pour s’adapter, ce qui augmente le risque de mal aigu des montagnes si le rythme n’est pas strictement contrôlé. Le choix de l’itinéraire conditionne donc directement la manière dont le corps va réagir à l’altitude.
